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Le mieux se confirme en zone euro

Si le contexte s’avère plus incertain aux États-Unis et dans les pays émergents, l’amélioration se poursuit en zone Euro au deuxième trimestre 2017. La plupart des marchés actions ont progressé et les rendements des emprunts d’État américains ont légèrement diminué. Tour d’horizon.

Le deuxième trimestre s’est révélé globalement favorable sur les marchés actions : de fait, pour le cinquième trimestre d’affilée, l’indice de référence des actions mondiales (MSCI World AC) a augmenté. Et il a encore progressé de +2,4 %, après une hausse de +5,2 % au trimestre précédent.

 

Les actions japonaises ont fait leur grand retour avec une hausse de 5,9 %. De même, les marchés actions des pays émergents, qui avaient chuté suite à l’élection de Donald Trump, se sont depuis fortement redressées (+11,1 % au T1 et +5,5 % au T2). Pourquoi ? Car les menaces protectionnistes se sont dissipées et que les taux longs américains ont baissé. En effet, aux États-Unis, les 500 premières sociétés cotées ont poursuivi leur progression (+8,2 %, depuis le 1er janvier), tandis qu’en Europe, la reprise économique s’est amplifiée. Il convient de rappeler que sur le plan politique, la région bénéficie des succès électoraux des partis pro-européens.

Statistiques mitigées aux États-Unis

Notons d’abord que le cycle de croissance engagé n’est pas remis en cause. Cependant, la progression du produit intérieur brut américain au premier trimestre a déçu, ainsi que plusieurs chiffres mensuels du deuxième trimestre. Le marché du travail américain a également montré quelques signes de ralentissement. Dans un contexte d’inflation très modérée, la Réserve fédérale a continué de durcir sa politique monétaire. Toutefois, sur le plan politique, il est de moins en moins probable que Donald Trump réalise toutes les mesures pro-entreprises de son programme électoral.

« La probabilité que toutes les mesures pro-entreprises du programme Trump soient réalisées a baissé »

En comparaison, les bonnes nouvelles économiques se sont accumulées en zone Euro. Ainsi, le produit intérieur brut a augmenté au premier trimestre (+0,6 %) et les pays les plus en retard dans la reprise, l’Italie et le Portugal ont agréablement surpris. Le taux de chômage européen a quant à lui poursuivi son amélioration pour atteindre 9,3 % en mai, tandis que l’inflation (hors prix du pétrole et de l’alimentation) est restée très mesurée.

Croissance irrégulière dans les pays émergents

L’OPEP, ainsi que d’autres producteurs, ont prolongé de neuf mois leur accord pour réduire la production de pétrole, mais cela n’a néanmoins pas suffi à stabiliser les prix. Au Moyen-Orient, le contexte géopolitique est de plus perturbé par le conflit entre le Qatar et l’Arabie Saoudite. En Russie, le produit intérieur brut a progressé pour le deuxième trimestre consécutif, confortant le scénario de sortie de crise.

Par ailleurs, l’agence de notation Moody’s a baissé la note souveraine de la Chine, en raison de l’accroissement de son niveau d’endettement. Et cela, malgré une croissance de 6,9 % sur un an (au 1er trimestre) et des données conjoncturelles en hausse.

Indicateurs de marchés au 30 juin 2017