économie

Léger ralentissement de la croissance mondiale

Au 1er trimestre 2018, les chiffres aux États-Unis et plus encore en zone Euro, ont un peu déçu, malgré une croissance restée vigoureuse. En cause : des attentes très élevées après les nombreuses surprises positives, fin 2017.

Les décisions protectionnistes des États-Unis, en début d’année, ont réveillé les craintes de guerre commerciale.

Les marchés d’actions ont baissé (MSCI World en USD -1,8 %). Les marchés émergents ont surperformé les marchés développés (MSCI EM en USD +0,4 %). Le marché américain (S&P500 -1,2 %) a fait mieux que la zone Euro (MSCI EMU -3 %) et le marché japonais (Topix -5,6 %) en devises locales. Le marché britannique ferme la marche (FTSE100 -8,2 %).

« Les décisions protectionnistes prises par les États-Unis, ont réveillé les craintes de guerre commerciale »

Le début d’année avait pourtant bien commencé, mais les craintes inflationnistes ont pesé sur les marchés d’actions, dès la fin janvier. Les actions ont alors baissé parallèlement à la hausse des taux longs, un phénomène rare ces dernières années. Au 1er trimestre, l’euro a progressé face au dollar (de 1,20 à environ 1,24).

LA REPRISE DE LA CROISSANCE RESTE ROBUSTE AUX ÉTATS-UNIS

La reprise économique continue aux États-Unis, soutenue par le marché de l’emploi, ainsi que par les baisses d’impôts approuvées par le Congrès en décembre. Fin mars, la troisième estimation de la croissance du PIB au 4e trimestre 2017 montre une activité très soutenue (+2,9 %, en rythme annualisé). Certains chiffres mensuels ont déçu, mais les indicateurs du climat des affaires et ceux du marché du travail sont restés encourageants. L’inflation a progressé modérément (+1,8 %, sur un an, en février, hors composantes volatiles). La Réserve fédérale a relevé le taux des Fed Funds en mars pour le porter à 1,5/1,75 % (soit la 7e hausse de ce cycle). Le trimestre a aussi été marqué par un accord bipartisan sur le budget ouvrant la porte à des dépenses publiques supplémentaires.

DES INDICATEURS DU CLIMAT DES AFFAIRES EN BAISSE MAIS ÉLEVÉS EN ZONE EURO

Les indicateurs du climat des affaires (IFO, PMI) ont nettement reculé au 1er trimestre, mais les niveaux absolus restent élevés. La reprise, quoique vigoureuse, a décéléré après les bons chiffres du 4e trimestre (progression du PIB de 0,6 %). Le chômage a continué de reculer (8,5 % en février contre 8,7 % trois mois plus tôt). L’inflation est restée atone (1 % sur un an en mars, hors composantes volatiles, soit un rythme presque similaire à celui de fin 2017 et de fin 2016). Cela n’a pas empêché la BCE de continuer à communiquer sur la fin prochaine de son programme d’achats d’actifs (probablement d’ici fin 2018). En mars, après plusieurs mois d’incertitude, une majorité gouvernementale a pu être formée en Allemagne. En Italie, les élections du 4 mars ont abouti à un résultat indécis.

À NOTER

Le cycle d’expansion de l’inflation et la poursuite du resserrement monétaire aux États-Unis (hausses de taux directeurs) et en zone Euro (fin du programme d’achats d’actifs) devraient se poursuivre, de même que les risques d’escalade protectionniste. Les prochains mois seront aussi marqués par la campagne des élections mid-term aux États-Unis, les réformes en Chine et les foyers de tensions géopolitiques.

TENDANCE TOUJOURS À L’ACCÉLÉRATION DANS LES PAYS ÉMERGENTS

La croissance des économies émergentes a continué d’accélérer. Les récentes publications de PIB confirment une croissance robuste. Les indicateurs de court terme demeurent bien orientés. Certains pays sont très avancés dans le cycle (Europe centrale et orientale) tandis que d’autres sont à la traîne (Amérique latine). Avec une inflation globalement contrôlée, la politique monétaire reste accommodante et centrée sur les conditions économiques nationales plutôt que sur l’environnement financier mondial.

 

INDICATEURS DE MARCHÉS AU 29 MARS 2018

Source : Société Générale Gestion

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