économie

Croissance robuste aux États-Unis, correcte en Europe et en Chine

Les chiffres sont restés élevés aux États-Unis. En zone Euro et en Chine, ils sont légèrement décevants, mais toujours robustes. Les tensions commerciales, la crise de change en Turquie et les évolutions politiques en Italie constituent les principaux sujets de préoccupation.

Les marchés d’actions ont poursuivi leur rebond au 3e trimestre : +4,2 % en devises locales (indice MSCI WorldAC). Ce rebond du MSCI s’est concentré aux États-Unis (+7,0 %, meilleure performance boursière depuis 19 trimestres) et au Japon (+5,5 %). Tendance plus mitigée en Europe (+0,8 %) et parmi les pays émergents (-1,0 %). La France (+3,3 %), la Suisse (+5,4 %) et les pays nordiques ont bien tiré leur épingle du jeu, du fait notamment de leur exposition sectorielle (pharmacie, aéronautique, luxe, énergie…). Le Royaume-Uni (-1,5 %) et l’Irlande (-5,2 %) ont pâti des craintes liées au Brexit et l’Italie (-4,5 %) de ses projets budgétaires.

Face au resserrement de la Fed américaine et au protectionnisme, les marchés émergents ont poursuivi leur repli.

Les taux longs ont fortement augmenté dans les pays développés. Le 10 ans US est maintenant au-dessus des 3 %.

 

UNE CROISSANCE AMÉRICAINE SOUTENUE PAR LA DEMANDE INTÉRIEURE

Les statistiques et enquêtes conjoncturelles pour les 2e et 3e trimestres reflètent une croissance économique solide, soutenue par la demande intérieure et l’optimisme des entreprises comme des ménages. L’activité des secteurs manufacturiers a continué son expansion modeste et les projets d’investissements sont toujours robustes. Le resserrement du marché du travail favorise l’accroissement progressif des salaires et l’amélioration du revenu disponible. Les tensions sur les salaires soutiennent l’inflation sous-jacente, tandis que l’évolution favorable du domaine énergétique et la hausse des prix à l’importation alimentent l’inflation globale.

« Les États-Unis réalisent leur meilleure performance boursière depuis 19 trimestres »

L’ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE EST RESTÉE ROBUSTE EN ZONE EURO EN DÉPIT DE QUELQUES DÉBOIRES

Après un 1er trimestre moins bon qu’attendu, les chiffres de la zone Euro sont restés mitigés au 2e trimestre, quoique toujours compatibles avec une croissance du PIB à un rythme d’environ 2 % par an. Côté politique, le 2e trimestre a été marqué par l’avènement, en Italie, d’un gouvernement de coalition, souvent qualifié d’« anti-système ». En juin, cependant, ce gouvernement a tenté de rassurer les marchés sur ses futures décisions budgétaires.

 

DES MARCHÉS ENCORE À LA PEINE DANS LES PAYS ÉMERGENTS

Cet été, les marchés émergents ont continué d’être affaiblis par les risques géopolitiques internationaux, la solidité du dollar américain ainsi que par des risques locaux, mués en épisodes de crise. La croissance des émergents ralentit. L’inflation reste favorable, sauf en Turquie, Philippines, Mexique et Argentine. Beaucoup de banques centrales ont adopté une tonalité plus restrictive, sauf la Banque Centrale Chinoise.

À NOTER

La croissance mondiale devrait rester positive au cours des prochains trimestres, malgré une tendance générale à une légère décélération à l’horizon fin 2019. Les effets de stimulation par le budget américain devraient s’estomper. Les économies émergentes resteront exposées, à des degrés divers, aux tensions commerciales. Les marchés bénéficieront de fondamentaux toujours vigoureux, mais devront aussi compter avec le durcissement des politiques monétaires et de nombreux risques.

INDICATEURS DE MARCHÉS AU 28 SEPTEMBRE 2018

Source : Société Générale Gestion

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